Entrevue : nous avons trouvé l’AFEV

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Leur site internet : https://afevgrenoble.wordpress.com

Bonjour ! Peux-tu nous raconter ton histoire avec l’AFEV, ainsi que celle de cette association ?

Je m’appelle Mélissa Boutry et suis salariée dans l’AFEV depuis octobre 2013 (deux ans). Ce qui m’a intéressée dans cette association ce sont les possibilités liées à sa taille (elle est nationale). Il y a plusieurs pôles et on peut ainsi travailler ensemble sur certains sujets. Nous avons plein d’engagés avec nous (des bénévoles), des Capseurs (forme de bénévolat un peu particulière) et des volontaires en service civique. Au final, ça fait quand même un joli petit monde. Et ensemble, nous créons du lien entre les universités et les quartiers populaires. Ça m’a permis de poursuivre dans ma lancée parce qu’avant je travaillais justement sur les quartiers populaires.

Quand est-ce que l’association a été créée ?

L’association a été créée en 1991 par trois étudiants qui à l’époque étaient syndicalistes (donc déjà engagés politiquement). Le but était de soutenir les quartiers populaires qui commençaient à se casser la figure, en les liant avec le monde étudiant. Ce genre de lien peut être le remède contre plusieurs maux et plusieurs types de freins différents pouvant intervenir dans le parcours d’un jeune.

Il faut savoir que lorsqu’on est au centre-ville, dans un campus ou dans un quartier populaire l’histoire que les gens vivront au quotidien ne sera pas la même. C’est pourquoi dans les quartiers populaires, on pourra certainement retrouver des jeunes en situation de décrochage.

Ce sont des situations qui peuvent survenir très tôt dès le collège. Et quand on décroche au collègue, on n’a pas forcément envie de continuer au lycée, en écoles supérieures, etc. Ce genre de situation peut avoir un impact fort sur une vie, et ce n’est pas la seule. Imaginons maintenant que le jeune arrive à avancer quand même, il pourra un jour tomber sur des instituteurs / institutrices qui le freinent, ou des profs… On a aussi d’autres cas où les parents ne gagnent pas assez d’argent et que la bourse qui a été attribuée à l’étudiant ne suffit pas, forçant ces derniers à accumuler des petits jobs…

Bref, avec les activités de l’AFEV, on a là un certain nombre de problématiques qui peuvent trouver leurs solutions, au travers de la mixité sociale par exemple.

Quelles sont les actions de votre association ?

L’aide au devoir avec des collectifs d’enfants. Mais ce n’est pas tout. On travaille avec des chercheurs sur des études et des enquêtes qui vont apporter au quartier populaire, et qui vont nous apporter dans notre pratique associative. Et dans ce cadre, on s’est rendu compte que pour être plus efficace, l’aide individualisée était bien mieux. Aider à faire les devoirs, c’est bien, mais si le gamin n’a rien compris à sa leçon, ça ne lui permettra pas de devenir meilleur. Donc on a mis en place cet accompagnement individualisé où un étudiant se rendra chez le jeune en difficulté à raison de deux heures par semaine. Et là, il se passera un échange sympathique dans le sens où un étudiant aidera un jeune en difficulté, et où se dernier lui fera découvrir son univers.

J’avais évoqué les CAPS (Colloques à Projets Solidaires) où là ce sont les étudiants qui habitent dans un quartier populaire. Ils sont en colloques, avec d’autres étudiants, et font des actions avec les habitants de leur quartier.

On est en train de développer avec la COMUE (Communauté d’Universités et Établissements), les Universités, une plateforme de l’engagement où l’idée est de faire connaître des terrains d’engagement éloigné symboliquement (ou non) de l’université. Donc imaginons qu’une entreprise ait besoin d’un stagiaire ou d’un volontaire pour des missions spécifiques, mais qu’ils sont dans une zone qui n’est pas bien desservie à ce niveau, elle va pouvoir trouver son bonheur sur cette plateforme. On est toujours dans l’idée de se connecter aux quartiers populaires.

Enfin, on a « les volontaires en résidence », des services civiques qu’on va envoyer dans des écoles à Échirolles pour créer des liens entre les familles et ces institutions (ce qui est souvent compliqué).

Des prochaines actions en vue ?

On espère prochainement faire un tournoi de bubble foot à Mistral, intergénérationnel et mixte pour changer de la pratique de foot classique. Ce serait vers le 20 septembre.

On a aussi une gratuiterie à mettre en place début octobre.

Et trois de nos Capseurs vont être en place à Campus En Fête, tout en étant en pleine campagne de recrutement.

Quand allez-vous être présents sur Campus En Fête ?

On sera présent le lundi 21 (au moins) sur les journées de l’expression dans l’après-midi. Le but du jeu sera de faire réagir les gens sur une question ou une phrase donnée. (Et je ne spoilerai pas le thème!)

On aimerait bien aussi faire un débat (une ZEP – Zone d’Expression Prioritaire).

Un atelier sportif est également envisagé.

Le 23 on aura un stand au village associatif, et on aura certainement des capseurs aussi sur la bibliothèque vivante.

Un petit mot pour conclure l’article ?

À l’AFEV, viens ! On est bien (bien bien bien) !

Pour contacter l’AFEV, c’est via le formulaire ci-dessous :

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Publié dans 2015, Entrevues

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